Pour commencer, et pour comprendre un peu mieux le titre de cet article, un poulouche c'est un habitant d' Allouagne dans le 62 (le nom officiel du poulouche étant un alléonois)
Allouagne est mon village natal ou j'ai vécu jusque mes 32 ans, depuis 2 ans je vis à Béthune, mais mon coeur mes origines sont "poulouche" (la poulouche désignant une louche à merde je crois)
Venons-en à la 2ème partie expliquative du titre de l'article : "en colère" :
Voilà, ce dimanche dernier je rends visite à mes parents, à Allouagne, vers 18h00, ma compagne Audrey (dédé) à peine arrivée, voulait aller faire un tour en pousette avec Ewan, mon petit bout de 21
mois, elle voulait aller rendre visite à la maman de Chipie, mon chien, qui habite à coté du cimetière...
Et puis, ma soeur, et une amie de mes parents, avec une babaine, comme pas deux, font que dédé traine, papotte, traine encore, et l'heure passe, puis coup de thèatre !
Une sirène de pompier... puis 2 hélicos passent en rase motte juste au dessus de la maison, et la le drame commence.
D'un naturel trés empathique, je déteste les bains de foules, les badots, etc, donc, je ne vais pas voir la scène, mais toujours est-il que je ne peux y échapper, car les gens autour de moi ne se
mettent plus à parler que de ça, un accident à eu lieu, dans la rue à coté de chez mes parents, et un petit bout de 3ans est parti, son père est dans le coma artificiel.
Ca aurai pu être un banal accident de la route, mais cela n' en est pas un, car d'une part, je connais la famille, en particulier, l'un des frères de la victime, donc ça me touche perssonellement,
et, d'autre part la fille de 20 ans qui les a fauchés, a cumulé des infractions pour commettre ce que j'appellerai un crime odieux, et pas un accident : vitesse, alcool, drogue, pas de ceinture, et
cerise sur le gateau, elle composait un sms en conduisant !
Je suis retourné depuis dimanche par cette histoire, comme toute la population d' Allouagne, qui s'est déplaçée en masse pour bênir le petit cercueuil blanc, plus d'une centaine de personnes ne
pourront d'ailleurs, pas le faire, car les horaires étant largement dépassés pour la bénédiction, il fallait bien y mettre un terme.
Je n'ai pas reussi à reconnaitre, le visage de mon copain d'école, ni de ses parents ; La douleur et les pleurs, les avaient bouleversé, les avaient rendu méconnaissables... que dire, si ce
n'est... rien.
La douleur à fait place à la haine, un vent de représaille souffle et la maison des parents de la fille se retrouve taguée d'insultes au petit matin ce mercredi. les badots viennent lire ce cri de
rage, ce cri du coeur, ce pavé dans l'eau qui ne fera revenir personne, hèlas ! le mal est fait... 2 policiers font la garde devant la maison, pour en assurer la protection.
Un peu plus tard je me rends sur les lieux du drame, pas une trace de coup de freins, sur cette route cabossée ou je ne roule guère à plus de 40 pour ne pas abimer mes amortisseurs... des fleurs,
des nounours, sont accrochés à la haie ou Victor à trouvé la mort... et je me dis que je n'ai jamais vu d'accident de voiture sans traces de pneus. quelle horreur.
Voilà je suis en colère, en colère, contre cette femme, contre la drogue et l'alcool, putain, ça aurai-pu être ma dédé et mon tio gosse, ça aurai pu être nimporte quel poulouche... quelle
honte.
Chaque année, 1 200 000 personnes meurent d'un accident de voiture dans le monde.
Toutes mes condolèances à la famille Loquet, et j'éspère de toutes mes forces, que Bertand va s'en sortir.
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